Plonge dans une rencontre exclusive avec Natascha Stellmach, une figure incontournable de l’art contemporain et de la performance. Cette interview menée par Nadine Dinter lève le voile sur une pratique artistique aussi intense que profonde, entre vulnérabilité et transformation.
Nostalgique des Polaroid instantané ? Voilà ce que tu dois retenir :
- âś… Un rituel artistique unique : THE LETTING GO, mĂŞlant tatouage sanguin et exploration personnelle.
- ✅ Une démarche nourrie par une double culture et un bagage thérapeutique.
- ✅ Un dialogue intimiste avec chaque participant·e, respectant confidentialité et confiance.
- ✅ Une publication et des expositions en 2026 qui promettent de beaux moments d’émotion et de réflexion.
Plongée dans l’univers de Natascha Stellmach : une artiste au parcours fascinant
Natascha Stellmach n’est pas une artiste comme les autres. Originaire d’Australie et d’Allemagne, elle porte la richesse d’une double identitĂ© qui colore son Ĺ“uvre d’une sensibilitĂ© exacerbĂ©e. Son travail, qui mĂŞle image, texte et performance, interroge les grandes questions humaines : l’identitĂ©, la vulnĂ©rabilitĂ©, la mort…
Cette approche multidisciplinaire, visible sur des plateformes telles que Wikipedia ou dans sa biographie sur Artnet, montre une artiste qui déploie ses talents entre les arts visuels et une profonde quête intérieure. Ses performances ne sont pas de simples spectacles, mais des rituels incarnés, des moments où l’intime se mêle à l’universel.
Rencontrée pour la première fois en 2013 à Berlin lors de l’exposition I Don’t Have a Gun présentée à la galerie WAGNER + PARTNER, Natascha a dévoilé un projet marquant : THE LETTING GO. Cet acte de tatouage sanguin sans encre est une invitation à soulager un fardeau émotionnel en l’inscrivant temporairement sur la peau. Cette idée a su captiver Nadine Dinter, réalisant un entretien dans lequel lecteurs et curieux peuvent saisir l’essence de cette œuvre si singulière.
Son parcours est aussi jalonné d’expériences hors normes, notamment sa collaboration avec un psychanalyste et son apprentissage auprès de moines tatoueurs en Thaïlande. Ces étapes témoignent d’une volonté constante d’authenticité et de compréhension profonde du rituel qu’elle propose.
En matière d’inspiration, elle puise dans sa propre biographie et surtout dans le poids culturel et historique qui traverse son héritage australo-allemand. Ce lien intime avec la mémoire et la vulnérabilité éclaire chacun de ses projets, comme on peut le retrouver dans ses œuvres sur Actuphoto ou plus directement sur son site officiel nataschastellmach.com.
Ce dialogue entre l’art et le personnel, la thérapie et le rituel, invite à repenser la manière dont on peut ouvrir des espaces de confiance et de dépassement de soi à travers une expérience artistique forte.

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THE LETTING GO : une méthode de tatouage sans encre au cœur du processus
Au centre de cet entretien captivant, le projet THE LETTING GO révèle une singularité étonnante. Plus qu’un tatouage, il s’agit d’une expérience holistique et ritualisée où l’encre est remplacée par le sang, une inscription qui devient un miroir des cicatrices intérieures.
Cette technique, née en 2012 et développée depuis par Natascha, repose sur six étapes clés qui durent de deux à quatre heures, incluant une méditation guidée et un échange sincère. Le participant ou la participante est invité·e à choisir un mot ou une phrase qui représente une difficulté personnelle à « laisser aller ».
La nature même du tatouage — sans pigment, donc temporaire — permet de vivre concrètement l’impermanence et la guérison à travers le corps. Ce choix esthétique et conceptuel place THE LETTING GO à la croisée de la performance et de la thérapie somatique.
Pour comprendre cette pratique, il faut saisir la dimension ritualisée et la puissance contenue dans l’acte de marquer sa peau pour mieux se libérer. La confidentialité et le respect sont au cœur du protocole, garantissant un climat de confiance rare dans l’art contemporain.
C’est précisément cette approche qui touche les participants, souvent venus par bouche-à -oreille ou par des appels ouverts, vérifiant ensemble l’absence de contre-indications médicales. Ce soin tout particulier a permis à la démarche de s’exporter au-delà des frontières, s’insérant dans un dialogue autour de la santé mentale, du bien-être et de l’émancipation personnelle.
Son projet dépasse ainsi la simple performance en devenant un véritable espace de transformation, reconnu même par des acteurs de la psychanalyse et de la psychiatrie. La collaboration de Natascha avec le Dr Matthew McArdle en est une preuve exemplaire, où art et science se rencontrent dans une discussion profondément humaine.
Pour approfondir cette expérience et la portée de THE LETTING GO, le lecteur curieux peut consulter le site officiel du projet qui offre un aperçu complet et engageant de ce travail singulier.
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L’interview de Nadine Dinter : révéler l’humain derrière l’artiste
Dans cette discussion personnelle avec Nadine Dinter, Natascha Stellmach partage non seulement les aspects techniques et conceptuels de son œuvre, mais aussi des détails intimes sur ce qui la pousse à créer. L’entretien donne voix à ses fragilités, ses douleurs aussi bien que ses espoirs.
La richesse de cet échange repose sur sa capacité à rendre accessible un sujet aussi sensible que le lâcher-prise, tout en proposant des pistes concrètes pour aborder ces questions dans notre vie de tous les jours. Cela incite chaque lecteur à s’interroger sur ses propres blessures et les manières de les reconnaître, de les ressentir, puis de les transcender.
Ce dialogue se veut une véritable fenêtre ouverte vers une forme d’art vivant, où chaque participant devient aussi acteur de sa propre transformation. En véritable portrait de l’œuvre, Nadine Dinter propose une mise en lumière des tensions entre douleur et création chez Natascha, entre corps et esprit.
Pour mieux saisir la puissance de cette rencontre, il est intéressant de découvrir la diversité des lieux d’exposition et des moments publics où Natascha interagit avec son public. Les événements comme ceux organisés au Bethanien ou encore les festivals d’art en Europe attestent de l’impact grandissant de cette pratique novatrice.
En somme, cet entretien ouvre une porte vers une compréhension plus humaine et incarnée de l’art, loin des clichés et des frontières habituelles.
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Photographie et confidentialité : capturer une transformation sans trahir l’intimité
La photographie joue un rôle majeur dans le projet THE LETTING GO. Chaque séance est documentée avec une attention particulière pour préserver la dignité et la confidentialité des participants. Natascha Stellmach choisit ses angles et ses compositions avec précision, mettant en lumière non seulement la « blessure-mot » mais aussi l’humanité de chacun·e.
Elle opère un équilibre délicat entre révélation et mystère. Parfois, seuls des détails comme un bracelet, un fragment de vêtement ou une cicatrice émergente suffisent à raconter une histoire. Ce choix permet au spectateur de s’impliquer activement, de construire son propre récit émotionnel.
Dans le cadre de ses futures expositions et notamment du livre Ă paraĂ®tre en 2026, la sĂ©lection des photos a Ă©tĂ© pensĂ©e comme un voyage Ă©vocateur et intimiste. Le procĂ©dĂ© s’appuie Ă©galement sur les tĂ©moignages authentiques et selfies des participants, renforçant la complicitĂ© entre artiste et protagonistes.
La confidentialité est un pilier structurant. La gestion rigoureuse du consentement, la gestion du nom et de l’origine géographique des participant·e·s respectent leur anonymat tout en soulignant l’universalité des émotions et des combats humains.
Pour découvrir plus d’éléments sur son travail photographique, il est possible de se référer aux articles sur Actuphoto ou encore de parcourir sa page personnelle dédiée à cette part essentielle de son art ici.
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Événements à venir et impact de THE LETTING GO dans le monde de l’art
Le lancement prochain du livre THE LETTING GO promet d’être un moment clé pour les amateurs d’art performatif et de pratiques rituelles. Prévu en 2026 chez Kettler, il rassemble plus de 120 récits et images inédites, faisant voyager le lecteur dans une vaste exploration du « laisser aller ». Ce projet bénéficie également d’une préface d’une actrice reconnue et des textes d’un psychiatre renommé, renforçant son importance sur les plans artistique et scientifique.
Les dates Ă retenir :
- 📅 Du 18 au 21 juin 2026, à Bâle, lors d’Art Basel et de la I Never Read Art Book Fair.
- đź“… Le 8 juillet 2026, Ă Berlin, au Silent Green Kulturquartier.
- 📅 Du 20 août au 8 novembre 2026, à Melbourne, à Linden New Art.
Ces événements sont l’occasion d’expérimenter en direct et de dialoguer avec l’artiste. De plus, le financement participatif ouvre la porte à un véritable engagement communautaire, permettant à chacun·e d’accompagner ce projet en commandant le livre en avant-première via le site officiel.
Ce succès témoigne d’une tendance plus large à l’interconnexion entre art, soin, et questionnements sociétaux, marquant un tournant dans la manière dont le public perçoit l’art contemporain.
| 🎨 Aspect artistique | 🕊️ Dimension spirituelle | 💉 Technique utilisée | 🕰️ Durée moyenne |
|---|---|---|---|
| Performance immersive et participative | Méditation et lâcher prise | Tatouage sanguin sans encre | 2 à 4 heures |
| Mise en scène photographique sensible | Exploration de la vulnérabilité | Respect strict des protocoles sanitaires | Respect de la confidentialité |
| Fusion entre art visuel et thérapie corporelle | Pratique holistique de transformation | Approche rituelle et méditative | Engagement total de l’artiste |
Comment fonctionne le tatouage sanguin dans THE LETTING GO ?
Le tatouage sanguin est réalisé sans encre, en inscrivant un mot choisi par le participant directement sur la peau à l’aide de la machine à tatouer. Ce procédé crée une blessure temporaire qui cicatrise et fait disparaître progressivement le mot, symbolisant le processus de guérison et la notion d’impermanence.
Qui peut participer Ă THE LETTING GO ?
Toute personne intĂ©ressĂ©e peut poser sa candidature, sous rĂ©serve d’un entretien prĂ©alable pour vĂ©rifier les conditions mĂ©dicales, et accepter les protocoles de confidentialitĂ© et de sĂ©curitĂ©. Le projet accueille des participants du monde entier, souvent via le bouche-Ă -oreille ou lors d’appels publics.
Quels sont les lieux clés où Natascha Stellmach expose son travail ?
Les œuvres et performances de Natascha ont été montrées dans des lieux tels que la galerie WAGNER + PARTNER à Berlin, le Bethanien à Berlin, ainsi que lors de foires et festivals internationaux comme Art Basel. Le livre et les expositions à venir en 2026 auront également lieu à Bâle, Berlin et Melbourne.
Quelle est la place de la photographie dans THE LETTING GO ?
La photographie documente la transformation du participant en respectant sa confidentialité. Elle met en valeur la blessure-symbole et participe à la dramaturgie visuelle des expositions et du livre, mêlant portraits, détails et témoignages.
Comment se préparer pour une séance de THE LETTING GO ?
L’artiste suit une routine stricte impliquant préparation physique et mentale, hygiène rigoureuse et ambiance soignée. Les participants sont accompagnés tout au long du processus pour garantir bien-être et sécurité.




L’approche de Natascha est fascinante, alliant art et psychologie avec une touche profondĂ©ment humaine.
L’approche artistique de Natascha est vraiment touchante, elle mĂ©lange Ă©motion et crĂ©ativitĂ© d’une manière unique.
L’art de Natascha est une vĂ©ritable invitation Ă se libĂ©rer et Ă se rĂ©inventer. Quelle Ă©motion !
L’approche unique de Natascha Stellmach souligne la puissance de l’art comme moyen de guĂ©rison personnelle. Une vraie inspiration.
L’art de Natascha touchera sĂ»rement ceux qui cherchent Ă se libĂ©rer Ă©motionnellement. Une belle initiative !