Ă ValrĂ©as, le chĂąteau de Simiane ouvre ses salles Ă une rencontre rare entre matiĂšre, images et mĂ©moire locale. Du 31 juillet au 30 aoĂ»t, trois artistes y dialoguent avec un lieu chargĂ© de patrimoine, tandis que dâautres parcours prolongent la dĂ©couverte jusquâen septembre.
Nostalgique des Polaroid instantané ? Voilà ce que tu dois retenir :
- đ· La photographie en noir et blanc de Denis Duciel interroge le geste, la main et la transmission.
- đż La sculpture prend deux voies complĂ©mentaires : lâanimalier avec Christine Mathieu, la figure fĂ©minine avec Fernand Sanchez Cisneros.
- đïž Lâhistoire de Pauline de Simiane relie ValrĂ©as, La Garde-AdhĂ©mar et lâhĂ©ritage dâune grande famille provençale.
- đš Les animations du chĂąteau sont gratuites sur rĂ©servation, un bon moyen de composer une sortie culture accessible en famille.
Au chĂąteau de Simiane Ă ValrĂ©as, une exposition oĂč terre cuite et photographie se rĂ©pondent
Le chĂąteau de Simiane ne sert pas seulement dâĂ©crin ancien Ă des Ćuvres contemporaines : il participe pleinement Ă leur lecture. Ses salons, son architecture et lâĂ©paisseur de son histoire crĂ©ent un cadre qui invite Ă ralentir. Ici, le regard ne passe pas dâune piĂšce Ă lâautre comme dans une galerie neutre. Il circule entre les volumes, les matiĂšres, la lumiĂšre et les traces du temps.
Du 31 juillet au 30 aoĂ»t, lâexposition rassemble Christine Mathieu, Fernand Sanchez Cisneros et Denis Duciel. Le rapprochement fonctionne parce que leurs pratiques ne cherchent pas Ă se confondre. La terre cuite, la sculpture et la photographie en noir et blanc disposent chacune de leur langage, mais elles se rejoignent sur une question simple : comment reprĂ©senter le vivant sans lâappauvrir ?
Christine Mathieu prĂ©sente des sculptures animaliĂšres. Face Ă une forme façonnĂ©e Ă la main, le visiteur peut observer ce qui fait la force de la terre : une surface irrĂ©guliĂšre, une tension dans une patte, une courbe dans une encolure, une attitude qui Ă©voque un mouvement arrĂȘtĂ©. Lâanimal nâest pas rĂ©duit Ă un dĂ©cor. Il devient prĂ©sence, parfois familiĂšre, parfois Ă©nigmatique.
La terre cuite possĂšde une qualitĂ© tactile particuliĂšre. MĂȘme sans toucher lâĆuvre, lâĆil devine la main de lâartiste, les ajouts de matiĂšre, les traces laissĂ©es par lâoutil ou le modelage. Pour un enfant, cela peut devenir une porte dâentrĂ©e immĂ©diate vers lâart contemporain : reconnaĂźtre un animal, puis comprendre quâune sculpture raconte aussi une intention, une Ă©motion ou une relation au monde vivant.
Deux sculpteurs, deux maniĂšres dâhabiter la matiĂšre
Fernand Sanchez Cisneros choisit, lui, la figure fĂ©minine. Cette orientation donne Ă lâexposition une autre Ă©chelle de lecture. AprĂšs la prĂ©sence animale, le regard rencontre des silhouettes humaines et ce quâelles portent : la posture, la fragilitĂ©, la dignitĂ©, lâintimitĂ©. Une sculpture de figure nâa pas besoin de reproduire chaque dĂ©tail anatomique pour ĂȘtre expressive. Un lĂ©ger basculement du corps ou une ligne de visage peut suffire Ă suggĂ©rer une histoire.
Ce dialogue entre univers animalier et figure fĂ©minine Ă©vite lâeffet de collection disparate. Il installe une tension fĂ©conde entre lâinstinct et la mĂ©moire, entre le corps observĂ© et le corps imaginĂ©. En visitant les salles, tu peux prendre le temps de comparer les volumes : lesquels paraissent lourds, lesquels semblent prĂȘts Ă se dĂ©placer, lesquels appellent une lumiĂšre latĂ©rale ? Ce sont des rĂ©flexes proches de ceux dâun photographe lorsquâil compose un portrait.
La prĂ©sence de Denis Duciel fait justement basculer la visite vers une autre perception. Sa sĂ©rie Donnez-moi la main, rĂ©alisĂ©e en noir et blanc, sâintĂ©resse au geste et aux liens humains. La main est un motif universel : elle travaille, accompagne, protĂšge, apprend, transmet. Dans une image, elle peut rĂ©vĂ©ler davantage quâun visage, car elle concentre une action, une gĂ©nĂ©ration, une relation.
Le noir et blanc ne retire pas la couleur par simple effet esthĂ©tique. Il conduit le public vers les contrastes, les textures, les rides, les ombres et la direction de la lumiĂšre. Devant ces photographies, le visiteur peut penser Ă une main dâenfant glissĂ©e dans celle dâun adulte, Ă un artisan au travail ou Ă un geste dâentraide. La sĂ©rie ne dicte pas une seule Ă©motion : elle laisse une place active Ă lâinterprĂ©tation.
Ce croisement entre sculpture et photographie donne une exposition trĂšs accessible. Pas besoin dâavoir des connaissances techniques pour ressentir la diffĂ©rence entre une Ćuvre qui impose sa masse dans lâespace et une image qui cadre un instant. La premiĂšre se dĂ©couvre en tournant autour dâelle ; la seconde demande de sâarrĂȘter, dâentrer dans son rythme. Le chĂąteau devient alors un lieu de regard, pas seulement un lieu de passage.

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La photographie de Denis Duciel : regarder les mains pour raconter le lien humain
La sĂ©rie photographique Donnez-moi la main apporte une dimension sensible Ă lâexposition du chĂąteau de Simiane. Dans un programme oĂč la matiĂšre sculptĂ©e occupe naturellement lâespace, lâimage fixe crĂ©e une respiration. Elle ne cherche pas Ă rivaliser avec les volumes : elle propose une proximitĂ© diffĂ©rente, souvent plus silencieuse.
Le choix de la photographie noir et blanc mĂ©rite quâon sây attarde. Sans la distraction de la couleur, lâattention va vers les lignes dâune paume, la lumiĂšre sur une articulation, le pli dâun vĂȘtement ou lâĂ©cart entre deux doigts. Ce langage visuel est particuliĂšrement pertinent pour parler de transmission. Une main ĂągĂ©e nâa pas le mĂȘme grain quâune main dâenfant ; rĂ©unies dans une mĂȘme image, elles peuvent Ă©voquer un apprentissage, une filiation ou un simple moment de confiance.
Pour comprendre ce travail, imagine Lina, venue au chĂąteau avec sa grand-mĂšre et son frĂšre. Devant une photographie, chacun remarque dâabord quelque chose de diffĂ©rent : la grand-mĂšre voit un geste quotidien, le frĂšre y reconnaĂźt une scĂšne presque cinĂ©matographique, tandis que Lina sâarrĂȘte sur la qualitĂ© de la lumiĂšre. Cette diversitĂ© de lectures est prĂ©cisĂ©ment lâune des forces dâune exposition photographique rĂ©ussie. Elle ne demande pas au visiteur dâavoir âla bonne rĂ©ponseâ.
Ce que le noir et blanc révÚle dans une exposition de patrimoine
Dans les salles dâun monument historique, le noir et blanc entre naturellement en rĂ©sonance avec les tonalitĂ©s de pierre, de bois et dâenduit. Il ne sâagit pas dâun retour nostalgique artificiel. La photographie contemporaine peut ĂȘtre trĂšs actuelle tout en utilisant une palette rĂ©duite. Le contraste devient une Ă©criture : il structure lâimage, guide le regard et donne de la profondeur au rĂ©cit.
Si tu pratiques la photo, la visite peut aussi nourrir ton Ćil. Observe la façon dont une main est cadrĂ©e : est-elle isolĂ©e ? ReliĂ©e Ă un buste ? AccompagnĂ©e dâun objet ? Chaque choix change le sens. Un cadrage serrĂ© donne une impression dâintimitĂ©. Une main photographiĂ©e dans son environnement raconte plutĂŽt une activitĂ©, un mĂ©tier ou une situation. Cette attention au dĂ©tail est utile aussi bien pour un portrait de famille que pour la communication visuelle dâun artisan.
La sĂ©rie de Denis Duciel rappelle quâune image forte ne dĂ©pend pas forcĂ©ment dâun dĂ©cor spectaculaire. Un geste ordinaire, photographiĂ© avec prĂ©cision et respect, peut devenir un sujet. Câest une piste prĂ©cieuse pour les personnes qui hĂ©sitent Ă faire rĂ©aliser des portraits : nul besoin de poser de maniĂšre figĂ©e. Une sĂ©ance peut partir dâune activitĂ© rĂ©elle, dâun lien, dâun lieu qui compte.
Les visiteurs attirĂ©s par les dĂ©marches photographiques contemporaines peuvent Ă©galement dĂ©couvrir un autre regard sur une semaine dĂ©diĂ©e Ă la photographie. Ces parcours montrent que lâimage exposĂ©e prend toute sa force lorsquâelle est pensĂ©e comme une expĂ©rience : choix des tirages, accrochage, circulation du public et dialogue avec le lieu.
Au chĂąteau de Simiane, cette sĂ©rie prend un relief particulier car elle se trouve entourĂ©e de sculptures. LĂ oĂč la terre cuite suggĂšre une prĂ©sence Ă travers son volume, le tirage photographique fixe une relation dans le temps. Le visiteur passe ainsi dâune matiĂšre que la lumiĂšre effleure Ă une image oĂč la lumiĂšre a dĂ©jĂ inscrit son empreinte. Ce face-Ă -face donne Ă la photographie une place centrale, jamais dĂ©corative.
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Lâhistoire de Pauline de Simiane : comprendre ValrĂ©as et les liens avec La Garde-AdhĂ©mar
Du 1er au 31 aoĂ»t, le regard artistique se complĂšte dâun parcours historique consacrĂ© Ă Pauline de Simiane. Petite-fille de Madame de SĂ©vignĂ© et hĂ©ritiĂšre de la famille de Simiane, elle constitue une figure utile pour relier lâhistoire littĂ©raire, les lignages provençaux et le territoire. Cette exposition proposĂ©e par Yves July, originaire de La Garde-AdhĂ©mar, ne se limite pas Ă aligner des dates ou des portraits.
Elle repose sur un vĂ©ritable travail de recherche : consultation de sources, traduction de documents anciens, reproduction de gravures et de lithographies. Cette mĂ©thode est essentielle. Lâhistoire locale devient passionnante quand elle permet de comprendre comment des individus, des familles et des lieux se sont influencĂ©s. Ici, les liens entre La Garde-AdhĂ©mar et la famille de Simiane deviennent plus concrets Ă travers des documents qui rendent visible ce que les pierres seules ne racontent pas.
Pauline de Simiane est notamment connue pour son lien avec la mĂ©moire de Madame de SĂ©vignĂ©, figure majeure de la littĂ©rature Ă©pistolaire française. Ce voisinage de noms ne doit pas faire perdre de vue lâintĂ©rĂȘt local du projet. Lâexposition aide Ă replacer une trajectoire familiale dans une gĂ©ographie prĂ©cise, entre possessions, transmissions et vie sociale en Provence.
Des archives pour rendre le patrimoine lisible Ă tous
Les gravures et lithographies jouent ici un rĂŽle prĂ©cieux. Elles permettent dâimaginer des visages, des lieux ou des reprĂ©sentations dâĂ©poque sans prĂ©tendre remplacer la rĂ©alitĂ©. Elles servent de mĂ©diation. Pour un visiteur qui ne connaĂźt pas lâhistoire de ValrĂ©as, elles offrent des repĂšres visuels ; pour les habitants, elles peuvent rĂ©veiller une curiositĂ© plus personnelle envers les noms de rues, les Ă©difices ou les paysages familiers.
Le patrimoine ne se rĂ©duit pas Ă la conservation dâun bĂątiment. Il inclut aussi les rĂ©cits, les correspondances, les objets reproduits et les liens entre communes. Cette exposition montre quâune recherche bien prĂ©sentĂ©e peut parler Ă plusieurs gĂ©nĂ©rations. Un parent y trouve une occasion de raconter la rĂ©gion autrement ; un adolescent peut y voir que les archives ne sont pas poussiĂ©reuses lorsquâelles Ă©clairent des vies rĂ©elles.
| Parcours à découvrir | Période | Ce que tu peux y observer |
|---|---|---|
| đż Sculptures et photographie | Du 31 juillet au 30 aoĂ»t | Terre cuite animaliĂšre, figure fĂ©minine et sĂ©rie noir et blanc sur les mains |
| đ Pauline de Simiane | Du 1er au 31 aoĂ»t | Recherches historiques, documents traduits, gravures et liens territoriaux |
| đïž Couvent des Cordeliers | Jusquâau 20 septembre | Projet architectural de rĂ©habilitation et futur Ă©quipement culturel |
Cette programmation donne aussi une bonne raison de consulter les informations du chĂąteau de Simiane avant la visite. Les expositions nâont pas toutes la mĂȘme durĂ©e, et lâintĂ©rĂȘt est justement de pouvoir revenir. Une premiĂšre venue peut ĂȘtre consacrĂ©e aux Ćuvres contemporaines ; une seconde aux documents historiques et Ă lâarchitecture du lieu.
Dans un contexte oĂč lâon consomme souvent les images trĂšs vite sur un Ă©cran, prendre le temps devant une archive ou une lithographie change le rapport Ă lâinformation. Il faut regarder les dĂ©tails, lire les cartels, faire le lien entre les pĂ©riodes. Lâhistoire devient alors une enquĂȘte Ă hauteur de visiteur, ancrĂ©e dans les lieux.
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Le projet du couvent des Cordeliers : imaginer lâavenir du patrimoine Ă ValrĂ©as
Jusquâau 20 septembre, une autre exposition Ă©largit encore la visite : celle consacrĂ©e Ă la rĂ©habilitation du couvent des Cordeliers. RĂ©alisĂ©e par ChloĂ© Guerra et HĂ©loĂŻse AndrĂ© dans le cadre de leur projet de fin dâĂ©tudes Ă lâĂcole nationale supĂ©rieure dâarchitecture de Lyon, elle pose une question trĂšs actuelle : comment redonner une fonction collective Ă un ensemble patrimonial sans en effacer lâidentitĂ© ?
Cette rĂ©flexion dĂ©passe largement la maquette ou le plan technique. Transformer un ancien couvent en grand Ă©quipement culturel suppose de penser aux usages. Qui viendra ? Pour faire quoi ? Comment accueillir une classe, une association, des artistes, une famille de passage ou un habitant qui souhaite simplement assister Ă une confĂ©rence ? Lâarchitecture devient utile lorsquâelle anticipe ces parcours concrets.
Le projet prĂ©sentĂ© imagine donc un lieu ouvert, capable de faire vivre la culture au quotidien. Un Ă©difice ancien nâest pas condamnĂ© Ă devenir un dĂ©cor figĂ©. Il peut accueillir des expositions, des ateliers, des rencontres et des projets pĂ©dagogiques, Ă condition que la rĂ©habilitation respecte les qualitĂ©s du bĂąti : volumes, matĂ©riaux, circulation, lumiĂšre et mĂ©moire des usages passĂ©s.
Pourquoi une exposition dâarchitecture concerne aussi les visiteurs
Devant des plans, certaines personnes se disent parfois que lâarchitecture est rĂ©servĂ©e aux spĂ©cialistes. Pourtant, chacun est expert de ses propres usages. Tu sais immĂ©diatement si une entrĂ©e est accueillante, si un lieu est facile Ă parcourir, si une salle donne envie de rester ou si lâaccĂšs semble compliquĂ© avec une poussette. Une exposition de projet permet justement de mettre des mots et des images sur ces impressions.
Le travail de ChloĂ© Guerra et HĂ©loĂŻse AndrĂ© peut ainsi ĂȘtre lu comme une base de discussion pour ValrĂ©as. Il ne sâagit pas seulement de regarder une proposition achevĂ©e, mais dâimaginer ce que le couvent des Cordeliers pourrait apporter Ă la ville : un espace dâexpression, une continuitĂ© entre habitants et visiteurs, une nouvelle scĂšne pour les initiatives locales.
Ce regard vers lâavenir est cohĂ©rent avec la programmation du chĂąteau de Simiane. La sculpture rappelle la puissance de la main ; la photographie explore le lien humain ; lâhistoire de Pauline de Simiane restitue des mĂ©moires familiales ; le projet des Cordeliers demande comment transmettre ces ressources aux gĂ©nĂ©rations suivantes. Les thĂšmes ne sont pas juxtaposĂ©s : ils forment une conversation autour de la transmission.
Les amateurs de mises en scĂšne culturelles peuvent prolonger cette rĂ©flexion avec un exemple dâexposition immersive consacrĂ©e au temps. MĂȘme si les contextes diffĂšrent, lâenjeu reste proche : un parcours culturel devient mĂ©morable lorsquâil aide le public Ă ressentir une idĂ©e, plutĂŽt quâĂ recevoir des informations de façon passive.
Ă ValrĂ©as, cette exposition dâarchitecture rappelle une Ă©vidence souvent oubliĂ©e : conserver ne veut pas dire immobiliser. Restaurer, câest aussi rendre possible de nouveaux usages, sans rompre avec ce qui fait la singularitĂ© dâun lieu. Le patrimoine gagne en force lorsquâil reste habitĂ© par des projets et des rencontres.
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Organiser ta visite au chĂąteau de Simiane et profiter des animations culturelles
Pour profiter pleinement des expositions, mieux vaut prĂ©voir une visite qui laisse de la place Ă lâimprĂ©vu. En juillet et aoĂ»t, le chĂąteau de Simiane est ouvert chaque jour de 10 h Ă 12 h 30, puis de 14 h 30 Ă 18 h. Ce rythme permet de choisir une visite matinale plus calme ou un passage en fin dâaprĂšs-midi, lorsque la lumiĂšre et lâambiance du centre ancien invitent Ă prolonger la balade.
Les animations proposĂ©es chaque semaine sont gratuites sur rĂ©servation. Il suffit dâanticiper, surtout si tu viens en famille ou avec un petit groupe. Le programme mĂȘle dĂ©couverte du patrimoine, pratique crĂ©ative et outils numĂ©riques : une combinaison intĂ©ressante pour Ă©viter le clichĂ© dâune visite culturelle uniquement contemplative.
- â Chaque lundi : petits-dĂ©jeuners de bienvenue pour dĂ©couvrir le programme de la semaine.
- đš Chaque mardi matin : ateliers crĂ©atifs pensĂ©s pour les familles.
- đ» Les mardis et vendredis aprĂšs-midi : rendez-vous Micro-Folie autour des collections numĂ©riques nationales et de documentaires immersifs.
- đ§ Les mercredis et samedis : ateliers Au fil de lâeau.
- đïž Chaque jeudi : visites guidĂ©es du chĂąteau et, jusquâau 13 aoĂ»t, dĂ©couverte associĂ©e avec le musĂ©e de Pays de lâASPAER.
Cette diversitĂ© est particuliĂšrement utile si tu voyages avec des personnes qui nâont pas les mĂȘmes attentes. Lâun veut voir les Ćuvres dâart contemporain, lâautre prĂ©fĂšre lâhistoire, un enfant souhaite manipuler ou crĂ©er : le chĂąteau propose plusieurs portes dâentrĂ©e. Câest aussi une maniĂšre intelligente de faire dĂ©couvrir la culture sans imposer un seul rythme de visite.
Composer une journée patrimoine dans le centre de Valréas
La dĂ©couverte peut se poursuivre hors du chĂąteau. La Tour Ripert, la chapelle des PĂ©nitents blancs, la chapelle des PĂ©nitents noirs et le jardin de lâĂ©glise Notre-Dame de Nazareth complĂštent un parcours patrimonial cohĂ©rent. Le jardin est exceptionnellement accessible tous les jours de 10 h Ă 18 h pendant lâĂ©tĂ©, ce qui permet de prĂ©voir une pause entre deux visites.
Le jeudi 13 aoĂ»t Ă 10 h 30, Sophie Massard propose une visite guidĂ©e au dĂ©part du chĂąteau. Le tarif est fixĂ© Ă 8 euros, Ă rĂ©gler directement auprĂšs de la guide, et la gratuitĂ© sâapplique aux moins de 10 ans. La sortie est assurĂ©e Ă partir de huit inscriptions, avec rĂ©servation obligatoire au 06 75 37 10 31. Câest une option pertinente si tu souhaites remettre les bĂątiments, les rues et les anecdotes dans un mĂȘme rĂ©cit.
Pour les détails pratiques, les réservations des animations gratuites se font au 04 90 35 30 44 ou par courriel à [email protected]. Tu peux également consulter le calendrier des animations culturelles du chùteau afin de choisir le créneau le plus adapté à ta visite.
Enfin, pense Ă ne pas tout vouloir voir trop vite. Commence par les Ćuvres qui attirent spontanĂ©ment ton regard, puis reviens vers les piĂšces moins immĂ©diates. Une sculpture se comprend parfois aprĂšs avoir observĂ© une photographie ; un document historique prend une autre rĂ©sonance aprĂšs avoir traversĂ© les salons du chĂąteau. Ă ValrĂ©as, la meilleure visite est celle qui laisse le temps Ă la matiĂšre, aux images et aux rĂ©cits de se rĂ©pondre.
Quelles sont les dates de lâexposition rĂ©unissant sculpture et photographie ?
Les Ćuvres de Christine Mathieu, Fernand Sanchez Cisneros et Denis Duciel sont prĂ©sentĂ©es au chĂąteau de Simiane du 31 juillet au 30 aoĂ»t.
LâentrĂ©e aux animations du chĂąteau de Simiane est-elle payante ?
Les animations hebdomadaires sont gratuites, mais une réservation est demandée au 04 90 35 30 44 ou par courriel à [email protected].
Que raconte lâexposition consacrĂ©e Ă Pauline de Simiane ?
Elle présente les liens entre La Garde-Adhémar et la famille de Simiane grùce à des recherches historiques, des documents anciens traduits, des gravures et des lithographies.
Quels autres sites patrimoniaux découvrir aprÚs le chùteau ?
Tu peux prolonger la balade vers la Tour Ripert, les chapelles des PĂ©nitents blancs et noirs, ainsi que le jardin de lâĂ©glise Notre-Dame de Nazareth.



